30/11/2025

Biodiversité

Biodiversité végétale : évolution

Tout au début, à force de parcourir en long, en large et en travers cette étendue de bozaka, on remarque la présence d’autres plantes s’efforçant d’avoir leur part de soleil entre les touffes de bozaka. D’où l’idée de couper régulièrement et exclusivement cette dernière afin de laisser grandir les autres plantes. Alors au fil des années, on a vu apparaître les dingadingana qui atteignent auourd’hui 5 mètres de haut.

Les premiers arbres plantés étaient des « merisiers » qu’un voisin a donnés. Il les appelait comme cela. Puis deux mimosas, des pins, des haies de cyprès et de « p’tites mandarines »… Les mimosas se sont étendus, les haies se sont envolées. Quant aux merisiers, ils n’ont pas été bien suivis, certains mal plantés. Mais ici et là, on remarque ceux dont les racines ont trouvé de la bonne terre. Il faut dire aussi que par endroits, la roche affleure.

Les rambiazina et les voafotsy font partie des plantes endémiques d’Imaitsoanala. C’est réconfortant de voir que le Domaine abrite beaucoup de spécimens de ces plantes médicinales. De toutes façons, toutes les plantes, n’est-ce pas, sont finalement des plantes médicinales que l’on apprend à connaître. D’où l’idée de créer les sentiers botaniques pour apprendre aux visiteurs à les reconnaître.

Les voanjovoanjo (arachis pintoï) recouvrent maintenant les anciennes rizières. Un jour, ils finiront peut-être par recouvrir tout le Domaine et remplacer entièrement le bozaka. Dès les premières pluies, leurs nouvelles feuilles et leurs petites fleurs jaunes s’accordent bien au vert d’Imaitsoanala.

En 1984, le domaine « Imaitsoanala » était recouvert essentiellement de bozaka et de quelques arbres (eucalyptus, volomborona, aviavy, jamblonier..), arbustes (rambiazina, dingadingana, voafotsy, anjavidy, goyaviers...) et des pervenches sauvages, disséminés de part et d’autre d’une petite vallée occupée par des rizières.

Autour du domaine on pouvait observer davantage d’arbres, surtout des eucalyptus. Mais comparé aux terrains avoisinants, Imaitsoanala était plutôt désertique, mises à part quelques parcelles de manioc. Le contraste était notable. Imaitsoanala faisait partie d’une vaste propriété apparemment peu visitée par ses propriétaires. Ce qui encourageait certainement le pillage des arbres pour la cuisson.

La mise en valeur de la propriété n’a vraiment commencé qu’à partir de 1995 par le fauchage annuel du bozaka, et uniquement du bozaka. Toutes les autres plantes, sans exception, devaient être épargnées.

C’est ainsi qu’apparurent toutes sortes de plantes qui, au fil des ans, ont donné petit à petit un autre visage à Imaitsoanala. Et quand les arbres que l’on a plantés ont atteint une certaine taille, Imaitsoanala a commencé à mériter son nom de verdure.

Aujourd’hui, certains dingadingana atteignent presque 5 mètres de haut. Les buissons de rambiazina ont un aspect épanoui. Les rôtra sont devenus de grands arbres. On laisse pousser les plantes comme elles l’entendent. Les oiseaux viennent semer et on voit des arbres apparaître sans que personne ne les ait plantés, comme les faux poivriers (baies roses) et autres andrarezina.

Et une faune s’est installée.

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